Tribune : La République, toujours !
Sébastien Vincini, Président du Groupe des élu·e·s Socialistes, Radicaux, Progressistes et Citoyens, revient sur l’engagement de la majorité départementale en faveur des valeurs républicaines et de la Laïcité.
Pourquoi est-ce important pour votre majorité de promouvoir les valeurs de la République ?
Les valeurs de la République constituent le socle de toutes nos politiques publiques. Ainsi, l’exigence de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité est intrinsèque à notre engagement politique. Nombreux sont les responsables politiques à se déclarer profondément attachés à ces valeurs fondatrices. Nous allons plus loin : nous les défendons et les promouvons. Nous ne nous limitons pas à une incantation. Être attaché aux valeurs républicaines relève de la responsabilité citoyenne. Les faire vivre est un acte politique.
De quelle manière les faites-vous vivre ?
Pour notre majorité, servir le triptyque républicain, c’est d’abord permettre à chacune et à chacun d’accéder à l’autonomie, de pouvoir vivre en dignité et de construire un jugement éclairé. Bien sûr, nous nous y employons lorsque nous déployons nos politiques de solidarité mais nous allons plus loin avec des dispositifs uniques en France comme les Chemins de la République ou le Parcours laïque et citoyen qui s’adresse à tous les élèves du département dès le CM2. Éveiller les consciences dès le plus jeune âge, sensibiliser aux valeurs républicaines, c’est donner toutes les clés à nos enfants pour qu’ils exercent pleinement leur citoyenneté de manière libre et autonome. Un autre engagement concret que nous avons été les premiers à mettre en place, c’est la mixité sociale dans les collèges. Nous fermons des collèges défavorisés et nous réaffectons les élèves dans de meilleurs établissements. Nous luttons ainsi contre le déterminisme social de manière concrète. C’est cela la promesse républicaine. Nous avons aussi créé le Conseil départemental de la laïcité et des valeurs de la République, un dispositif unique qui n’a pas d’équivalent en France.
À quoi sert ce nouveau Conseil départemental de la laïcité et des valeurs de la République ?
C’est un organe indépendant de nos services, composé d’associatifs, de chercheurs, d’élus, 22 membres au total. Il produira un rapport annuel sur l’état de la laïcité et des valeurs de la République en Haute-Garonne mais surtout, il donnera des avis consultatifs sur nos choix politiques avec des recommandations. L’idée est de mettre autour de la table toutes les personnes qui font vivre la laïcité tous les jours dans leurs engagements et de travailler ensemble. Cette démarche s’inscrit pleinement dans la volonté de notre majorité de travailler en collectif, de « faire avec ». Nous en faisons la preuve par les actes.
Comme avec l’assemblée citoyenne départementale ?
Exactement. Lors de la campagne électorale de 2021 nous avions pris l’engagement devant les électrices et les électeurs de créer une assemblée citoyenne départementale. Nous avons tenu parole et créé cette assemblée. Pour la composer, nous voulions que des citoyens volontaires soient tirés au sort. Tous les élus de la majorité ont donc sillonné le territoire en mai et juin dernier pour faire connaître l’assemblée citoyenne et proposer aux habitants de candidater pour y siéger. Les candidatures ont été clôturées le 24 juin. Elle siègera pour la première fois en octobre prochain. 162 personnes volontaires, six par canton à parité, donneront des avis et feront des propositions sur nos politiques pendant deux ans. Il n’y aura aucun élu local, ni aucun agent du Département parmi les membres. Il ne s’agit pas de marketing politique, ce n’est pas une coquille vide pour faire semblant de co construire les politiques publiques. L’idée est vraiment de donner la parole aux citoyennes et aux citoyens en toute indépendance. Nous affirmons clairement notre engagement en faveur de la démocratie participative avec cette Assemblée citoyenne, la plus grande de France !
Pensez-vous que ces initiatives sont de nature à répondre à la crise démocratique que nous connaissons ?
Je le crois. Cette crise démocratique ne pourra se régler que dans la durée en multipliant comme nous le faisons des actes politiques forts qui démontrent la connexion des décideurs publics avec la réalité des aspirations de la population. C’est l’État social qu’il faut rebâtir pour rétablir la confiance. Comme le disait Léon Blum : « Pas de démocratie politique sans démocratie sociale ».